PALAIS TOPKAPI – HAREM

mars 18, 2011 by  
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Palais Topkapi

Le palais Topkapi s’étend sur l’emplacement de l’acropole  de l’antique Byzance. Dominant la corne d’or, le Bosphore et la mer Marmara, entouré de remparts de 5 km. de long et d’une superficie de 700 000 m². Peu de temps après la prise Constantinople (1453), Sultan Mehmet II décida de construire un palais sur l’endroit Beyazit (eski saray) ancien palais, en plein centre de la ville. En 1470, le second palais construit et  pris le nom (yeni saray) nouveau palais. Ce palais (Topkapi) fut le principal  résidence de tous les sultans jusqu’au 19e siècle. Son nom actuel de Topkapi ( la porte du canon). Durant les années qui ont suivi, le palais impérial connut de nombreux agrandissements et modifications successifs, notamment la construction du harem au 16e siècle.

La Première Cour de Palais

On pénètre dans la première cour du palais par la porte Bâb-i Humayun (la Porte Impériale : portail en marbre noir et blanc et à voûte en ogive). Cette cour ouverte au public et se trouvaient l’hôtel de la monnaie et différents services du palais comme les boulangeries, les réserves du bois, les régiments des gardes. En rentrant à gauche, dans la cour s’élève l’Église Sainte – Irène ( l’église  de la paix divine, œuvre du VII ème siècle ), construite sur l’emplacement  d’un temple païen consacré à Aphrodite.

La Deuxième Cour

On y pénètre par la porte du Salut (Bâbu’s – Sélam ; flanquée de deux tours abritant un plan-relief de Topkapi, construit par sultan Soliman en 1524) ou porte du milieu (Orta Kapi). L’entre principal du musée actuel. Cette cour était réservée  au cabinet des affaires de l’état, appelée aussi siége du Divan. Dans cette cour se déroulaient les cérémonies auxquelles assistaient cinq à dix mille personnes.

A gauche, salle de Divan (Kubbealti), coiffée par la tour de justice  où se déroulait  les réunions  de vizirs (le conseil de l’empire) quatre fois par semaine.  La tour de justice était la salle de conseil du Sultan où la justice était rendue. On accédait uniquement dans cette tour par le Harem.

A droite de la cour se trouvent les cuisines impériales, ces bâtiments sont coiffés d’une vingtaine de cheminées. Détruites par un incendie et elles furent reconstruites Par architecte Sinan. Elles abritent d’une remarquable collection de  porcelaines   du monde.

La Troisième cour

On y pénètre par la porte de la félicite (Bâbû’s-sa’âde) à la troisième cour, qui s’ouvre sur le pavillon des Audiences (Arz Odasi) du sultan, décoré de faïences. Cette cour était réservée à’usage privé du sultan et de son entourage,  interdite d’accès à ceux qui n’avaient pas d’autorisation et elle était sous control des eunuques blancs. L’école du palais, la salle de trône (le pavillon audiences), le trésor de trône, la salle reliques se trouvaient dans cette cour. Au centre de la cour se dresse la bibliothèque du sultan Ahmet III, un modèle typique de l’architecture Turquie de style baroque.

Au fond à droite les salles du trésor, la collection est la plus riche et la plus belle du monde. Parmi les objets présentés, d’une paire chandeliers en or pesant chacun 48 kg incrustés de 6666 diamants, le diamant  kasikçi  (dit pigot), taillé de 86 carats, le poignard Topkapi (symbole du palais), les trônes incrustés de pierres précieuses, une énorme émeraude de 3.26 kg,  berceau en or du 18ee s., reliques de saint Jean-Baptiste et de nombreux objets précieux ayant appartenu aux sultans.

La salle de reliques islamiques  abrite  les clés de la Kaaba et les objets personnels du prophète, les épées des quatre premiers califes (le sultan obtint le statut de calife à partir du 16e s.).

La quatrième cour

Elle constituait le lieu de repos des sultans. Cette cour un jardin d’agrément à plusieurs niveaux. Le kiosque d’Abdulmecit construit par un français en 1840), le kiosque de Mustafa pacha, le kiosque de Bagdad 1638). Il y a un agréable restaurant en terrasse d’où l’on domine le Bosphore.

Istanbul est la plus grande ville de la Turquie, 15 million d’habitants. Entre Europe et Asie, Istanbul occupe un site exceptionnel, la ville aux sept collines. Istanbul reste la fenêtre de la Turquie sur l’Europe.

LE HAREM

L’entre de Harem se trouve dans la deuxième cour de palais de Topkapi. Le harem se compose de longs corridors et de 400 chambres dispersées autour de cours étroites et sombres. Le harem fut sans cesse aménagé et agrandie. Il occupe une superficie de 15 000 m².

Le mot Harem dérive de l’arabe haram qui signifié illégale. par la suite il prit le sens de « protégé » ou réservé. C’était la demeure privée du Sultan où vivaient sa mère, ses soeurs, ses épouses et ses concubines. Le harem était gardé par une légion d’eunuques noirs dont la plupart abyssins envoyés au sultan par le pacha d’Égypte, préposés à la garde de ce lieu destiné aux femmes.

On a toujours raconté à ce propos de très nombreuses histoires. Les femmes de différentes races au service du sultan et de sa famille étaient offertes ou étaient choisies parmi les plus seines et les plus belles filles. Très jeunes, les filles introduites dans le Harem recevaient une éducation très stricte  pendant plusieurs années. Après avoir appris l’usage du Sérail, les filles cataloguées qui réussissaient à séduire le sultan pouvaient  même devenir épouses légitimes. La richesse, le faste se mêlant aux intrigues, à la haine et aux entreprises de séduction faisaient partie de la vie Harem.

La reine – Mère gérait tout le Harem. Quand un jeune sultan prenait la succession, le Harem du sultan précédent était envoyé dans un autre palais.

Aujourd’hui une partie de harem seulement est visité.

La Mosquée Bleue

mars 18, 2011 by  
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La grande mosquée bleue a été construite sous la règne de Sultan Ahmet 1er, de 1609 et 1616 par l’architecte Mehmet Aga, un élève d’Architecte Sinan. La plus célèbre mosquée d’Istanbul doit son nom aux faïences d’Iznik qui en recouvrent presque complètement l’intérieur. jusqu’a siècle dernier, les caravanes de pèlerines s’en allant vers la Mecque prenaient leurs départ ici.

La mosquée bleue construite sur l’une des collines de la vile, sur le site ancien palais impérial de Byzance et  et face à Sainte Sophie.

260 fenêtres tamisant une merveilleuse lumière qui vient caresser les fameuses faïences bleue et vertes tapissant sur les murs et les voûtes. Le Coupole centrale haute de 43 mètre et large de 22 m, repose de sur 4 gigantesques piliers de 16 m de circonférence.

Sultan Ahmet 1er la fit doter de six minarets, afin de la distinguer de tous les autres sanctuaires de la ville. La visite: Ouvert tous les jours de de 8h30 jusqu’a à la dernière prière du soir. Entrée Libre, en dehors des heures de prière. Il y a cinq prières par jour, qui durent en moyenne une demi-heure.

Eglise Musée Chora Saint Sauveur

mars 18, 2011 by  
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Un des monuments byzantins les plus remarquables qui survivent dans l’Istanbul d’aujourd’hui. Bien qu’elle soit désignée comme l’exemple du dernier age d’or qui illumina la capitale byzantine juste avant sa chute, l’église  de Chora (Khora) est une des plus anciennes de la ville.

Chora, an cienne Église et puis mosquée. Aujourd’hui l’édifice est un musée. Chora (Saint Sauveur) se trouve dans le quartier d’Edirnekapı à Istanbul. La signification du mot Chora en ancien grec signifie « hors de la ville, la campagne ». Dans les sources historiques, on parle d’une chapelle à l’extérieur de la muraille. L’ église Chora fut construite au 11ème siècle sur les ruines d’un ancien monastère. Les fresques et les mosaïques sur fond d’or datent de la Renaissance byzantine (14ème siècle). Le musée est  ouvert tous les jours sauf mardi.

Eglise Saint Sauveur de Chora, aujourd’hui le musée Kariye, est le plus important monument byzantin d’Istanbul après Sainte Sophie. Son architecture sans grands intérêt cache des murs intérieurs superbement décorés de fresques et de mosaïques du 14éme siècles. Les scènes représentent de la vie du Jésus Christ et de la Vierge Marie témoignent de la vigueur de l’art byzantin.

A intérieure de l’église principale, se trouvent la mort de la Sainte Vierge, cette dernière avec son enfant (Jésus) dans les bras et une mosaïque représentant un saint. L’ensemble de l’ église est ornée de fresques et mosaïques. La scène de la résurrection (Anastasis) aperçue dans l’abscisse est magnifique.. Au milieu de la coupole de la chapelle, on voit la Sainte Vierge et l’enfant Jésus ainsi que 12 anges.

Dans le narthex intérieur, on voit des scènes, parmi lesquelles la naissance de la Sainte-Vierge marie, ses premiers pas, l’annonce faite par Gabriel à la Sainte Vierge comme quoi elle va avoir un bébé, le don de laine pour la confection de la couverture destinée à recouvrir le temple.

Bosphore – Istanbul

mars 18, 2011 by  
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Le rive du Bosphore est le détroit qui relie la Mer Noire à la Mer de Marmara et sépare l’Asie et l’Europe.

Le Bosphore est long d’environ 30 km pour une largeur de 650 à 2800 m.  Dés le 3ème millénaire, des populations traversent dans les deux sens le Bosphore qui, malgré ses violents courants, est le passage le plus rapide entre l’Europe et l’Asie.

Un séjour à Istanbul ne saurait pas s’achever sans la traditionnelle et inoubliable excursion sur le Bosphore, ce détroit sinueux qui sépare l’Europe et de l’Asie. Ses rives offrent un mélange ravissant du passé et du présent, de splendeur grandiose et de beauté naturelle. Le meilleur moyen de découvrir le Bosphore est de s’embarquer sur l’un de bateaux de passagers qui font régulièrement le voyage le long de ses rives. Cette promenade d’un prix  raisonnable, dure environ 6 heures.

Les eaux du Bosphore sont paradoxalement classées en domaine maritime international et normalement libres d’accès, aux termes de la convention de Montreux de 1936. Le trafic y est un des plus importants au monde et s’y croisent de nombreux tankers transportant le pétrole de la mer Noire.

Bosphore – Des noms et des légendes

Le passage de la mer Noire à la mer de Marmara et à la mer Égée a sans doute été connu dés plus la haute antiquité, mais il est difficile de situer avec précision les peuples qui l’empruntèrent. Les légendes nées autour du Bosphore sont peu éclairantes. Le nom même du détroit rappelle l’aventure de la prêtresse Io, métamorphose en génisse par son amant Zeus pour échapper à la jalousie d’Héra, l’épouse légitime. Après avoir traversé à la nage la mer Ionienne, qui lui doit son nom, puis le détroit baptisé depuis « passage de la Vache » ou « du Boeuf » – Le Bosphore -, elle atteignit l’Égypte. Une autre légende évoque les aventures de Jason et des Argonautes: partis en quête de la Toison d’or sur le navire Argo, ils franchirent le Bosphore pour gagner la Col-chide -l’actuelle Géorgie-, contre mythique, qui était pour les Grecs anciens ce que sera l’Eldorado pour les Européens.

Sainte Sophie

mars 18, 2011 by  
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Peu de monuments ont eu dans l’histoire une résonance plus durable que la Grande église (Megalis ecclesias). Elle symbolise la volonté de son fondateur, Justinien, d’incarner à la fois la puissance impériale et l’église orthodoxe. Haut  lieu de la foi et du pouvoir, elle aussi le point de départ d’un art nouveau. 

Sainte Sophie fut fondée par Constantin et reconstruite par Justinien au 6ème siècle. Son immense dôme s’élève à 55 mètres au-dessus du sol sur un diamètre de 31 mètres. Hagia Sophia était le siège du patriarcat orthodoxe de Constantinople et le lieu d’accueil privilégié des cérémonies impériales. Hagia Sophia en Grec, en Français Sainte Sophie (sainte sagesse) et en Turc Ayasofya. Ancienne église, basilique et puis mosquée. Aujourd’hui l’édifice est un musée.

photo sainte sophie Sainte Sophie était le symbole et  le plus grand monument religieux de l’empire byzantin et de l’empire Ottoman. L’Edifice actuelle, inauguré en 537, construit sur un ancien sanctuaire et plus de 10 000 ouvriers ont travaillé pour la construction. L’édifice de sainte Sophie fut réalisé en un temps record: 5 années, 10 mois et 10 jours pour élevé dans le ciel son audacieuse coupole 31 m de diamètre. 

Sainte Sophie (Hagia Sophia) est un immense rectangle de 77 sur 71 mètre, délimitant un espace carré, fait de 107 colonnes. Quatre énormes piliers supportent une gigantesque coupole. Sainte Sophie – vierge marie, enfant jésus empereur justinien et Constantin

La croisière sur le Bosphore

mars 21, 2011 by  
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La croisière sur le Bosphore est une activité à faire absolument lors d’un séjour dans la capitale turque. Elle donne une bonne idée de l’immensité de la ville et permet de découvrir sous un autre point de vue les nombreux monuments historiques construits au bord du Bosphore. Elle confirme que le Bosphore est décidemment l’un des plus fantastiques et splendides passages du monde. Plusieurs choix s’offrent à vous pour réaliser la croisière. Le ferry est le moyen de transport le moins cher. Les départs se font de la gare maritime d’Eminönü, mais le bateau s’arête à différentes gares. Vous pouvez donc le prendre de la gare de votre choix. Le trajet alterne stations sur la rive asiatique et stations sur la rive européenne. Vous pouvez faire escale là où bon vous semble. Autre moyen de transport, le bateau impérial des Sultans. Plus touristique et aussi beaucoup plus cher, la balade s’effectue sur une réplique d’un bateau impérial. La croisière sur le Bosphore permet d’admirer sur la rive occidentale le palais de Dolmabahçe, le Ciragan palace, l’université Galatasaray et la mosquée blanche d’Örtaköy. On passe ensuite sous le premier suspendu du Bosphore, construit en 1973 à l’occasion du cinquantième anniversaire de la République turque. On trouve ensuite le port de pêche Arnavutköy. De nombreux Grecs résident encore ici. S’en suivent l’île de Galatasaray, l’imposante façade du collège naval de Kuleli et le village de Kandilli. Au cours de la croisière, les lieux ravissants défilent en alternance avec des monuments plus imposants. Le terminus se trouve à Anadolu Kavagi, sur la rive asiatique. On trouve là-bas une forteresse byzantine restaurée par les Génois puis par le sultan Murat IV.

Murailles de Constantinople

mars 21, 2011 by  
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Murailles de Constantinople

Les murailles de Constantinople sont les fortifications qui entouraient la cité gréco-romaine de Constantinople, capitale de l’empire byzantin (aujourd’hui Istanbul en Turquie).

La muraille initialement construite par Constantin le Grand était une véritable enceinte entourant la nouvelle capitale de tous côtés, la protégeant contre les attaques venant de la mer ou de la terre.

Au cours du Ve siècle, la ville s’étant étendue, on construisit une double muraille dite «de Théodose», qui barre encore la ville de nos jours.

Ces défenses rendirent la ville presque inexpugnable durant le Moyen Âge, la sauvant à de nombreuses reprises au cours des sièges successifs des Avars, Arabes, Rus et Bulgares, entre autres; le seul siège réussi de la période médiévale eut lieu pendant la quatrième croisade.

L’avènement de la poudre à canon fut un des facteurs qui conduisit à la chute de Constantinople, le 29 mai 1453, après un long siège.

Les murs furent en grande partie maintenus en état pendant la majeure partie de la période ottomane, jusqu’au démantèlement de certaines sections, à partir du XIXe siècle, lorsque la ville eut dépassé ses limites médiévales. Malgré l’absence d’entretien, de nombreuses parties des murs ont survécu et sont encore debout aujourd’hui. Un programme de restauration de grande ampleur est en cours depuis les années 1980, donnant au visiteur l’idée de leur aspect d’origine.

 

Murs de Byzance

Les murs originaux de la cité antique de Byzance furent construits au VIIe siècle av. J.-C. lors de la fondation de la ville par des colons mégariens, sous la conduite de Byzas, éponyme de la colonie. En ce temps, la cité consistait en une acropole et quelques habitations. La colonie fut relativement peu importante pendant la période romaine, mais Septime Sévère construisit de nouvelles murailles durant son règne afin d’étendre la cité.

Mur de Constantin

Quand Constantin le Grand (r. 306-337) transféra la capitale de l’Empire romain à Byzance, il la refonda sous le nom de Constantinopolis ( « la ville de Constantin »), et étendit considérablement la nouvelle ville par la construction d’un mur d’environ 2,8 km (15 stades) à l’ouest de la précédente muraille sévérienne. L’apport de Constantin consistait en une seule ligne de murailles, renforcée de tours à distance régulière, dont la construction commença en 324 et fut achevée par son fils Constance II (r. 337-361). Le cours approximatif de la muraille constantinienne est connu : elle commençait à la Corne d’Or, près du pont Atatürk moderne, courait au sud-ouest, puis obliquait vers le sud, passant à l’est des grandes citernes ouvertes de Mocius et d’Aspar, pour aboutir sur la côte de la Propontide (mer de Marmara), quelque part entre les futures portes de la mer de Saint-Émilien et Psamathos.

Mais dès le début du Ve siècle, Constantinople s’était étendue hors du mur de Constantin, dans la zone extra muros connue sous le nom d’Exokionion. Le mur de Constantin survécut pendant une grande partie de la période byzantine, même s’il fut remplacé par les murailles de Théodose en tant que première ligne de défense de la ville. Il était encore debout quand Justinien (r. 527-565) monta sur le trône, puis disparut peu à peu au cours des siècles. Van Millingen indique que des traces du mur ont survécu dans la région de la porte İsakapı jusqu’au début du XIXe siècle.

Mur de Théodose II

À partir de 408, l’empereur byzantin Théodose II entoura Constantinople d’un mur qui s’étire sur 6,5 km, à environ 1500 m à l’ouest de l’ancien, entre la mer de Marmara et la Corne d’Or. Bien que nommé « mur de Théodose » (grec: τείχος Θεοδοσιακόν, teichos Theodosiakon), ce mur fut en fait construit sous la direction d’Anthémius, préfet du prétoire de l’Empire romain d’Orient, Théodose n’ayant alors que 11 ans, et achevé en 413. La nouvelle Rome, englobait dès lors sept collines, ce qui justifiait son surnom d’Heptalophos (Ἑπτάλοφος, « aux Sept collines »), à l’imitation de l’ancienne Rome.

 

Le 7 novembre 447, un séisme de forte puissance détruisit une grande partie du mur, dont 57 tours. D’autres tremblements de terre, dont un autre majeur en janvier 448, aggravèrent les dommages. Théodose II ordonna au préfet urbain Constantin de superviser les réparations, d’autant plus urgentes que la ville était menacée par la présence d’Attila le Hun dans les Balkans. Pour accomplir ce travail, il eut recours aux Dêmoi (les « factions du Cirque ») : les murs furent alors restaurés en un temps record de 60 jours, à en croire les chroniqueurs byzantins. Les chroniques suggèrent également que c’est à ce moment que furent ajoutés les murs extérieurs, ainsi qu’un vaste fossé extérieur, mais ce point est sujet à caution[8]. Tout au long de leur histoire, les murs eurent à subir les dommages de nombreux autres séismes, suivis de réparations à maintes reprises, comme en témoignent les inscriptions à la gloire des empereurs ou de leurs exécutants.

Topographie

Les murs s’étendaient sur environ 6,5 km du sud au nord, de la tour de Marbre (Turc : Mermer Kule), appelée aussi « tour de Basile et Constantin » (grec : Pyrgos Basileiou kai Konstantinou) sur la côte de la Propontide, jusqu’à la Corne d’Or. La longueur totale des murs subsistants est de 5,630 km, à partir de la mer de Marmara jusqu’au faubourg des Blachernes, tandis que la section entre le palais du Porphyrogénète (turc : Tekfur Sarayı) et la Corne d’Or n’a pas survécu, la ligne des murs ayant été reportée ultérieurement afin de couvrir le quartier des Blachernes.

De la mer de Marmara, le mur tourne brusquement vers le nord-est, jusqu’à atteindre la porte Dorée, à environ 14 m au-dessus du niveau de la mer. De là et jusqu’à la porte de Rhégion (moderne Mevlevihane Kapısı), le mur suit une ligne plus ou moins droite vers le nord et escalade la Septième colline de la ville. De là, le mur tourne brusquement vers le nord-est, vers la porte Saint-Romain, à quelque 68 m d’altitude. Puis le mur descend vers la vallée du fleuve Lycus, où il atteint son point le plus bas, à 35 m. De là, le mur s’élève à nouveau, escaladant la pente de la Sixième colline, jusqu’à la porte de Charisius ou Porte d’Andrinople, à environ 76 m de hauteur. Le tronçon compris entre la porte Saint-Romain et celle de Charisius, d’environ 1,250 km de longueur, porte le nom de Mésoteichion (Μεσοτείχιον, « mur du milieu ») : c’est la partie la plus faible des murs en raison de la morphologie du terrain. C’est là qu’eurent lieu, dans la plupart des sièges de la ville, les principaux assauts, et pour finir, celui de 1453. De la porte d’Andrinople aux Blachernes, les murs tombent à un niveau d’environ 60 m. De là, les murs de côté des Blachernes obliquent brusquement vers l’ouest, avant d’atteindre la plaine côtière de la Corne d’Or près de la prison dite d’Anémas.

Construction

La muraille de Théodose se composait du mur principal intérieur (μέγα τείχος, méga teichos, la « grande muraille »), séparé du mur extérieur plus faible (ἔξω τείχος exō teichos ou μικρόν τείχος, mikron teichos, le « petit mur ») par une terrasse large de 15 – 20 m, le péribole (περίβολος). Entre le mur extérieur et le fossé (σούδα, souda), s’étendait une terrasse extérieure, le parateichion (παρατείχιον), tandis qu’un faible rempart couronnait l’escarpe orientale des douves.

Portes

Première Porte Militaire (Pylē tou Prōtou)[modifier]

Appelée aussi Porte du Christ, maintenant Tabak Kapı .

La Porte d’Or et la Forteresse des Sept Tours (Yedikule)

La forteresse était située en arrière de la Porte d’Or. La construction de la première forteresse débuta pendant le règne de Jean Ier Tzimiskès et fut terminée sous Manuel Ier Comnène. Ce fort avait 5 tours et fut donc nommé Pentapyrgion. Il fut détruit après la 4e croisade et reconstruit en 1350 par Jean VI Cantacuzène. Ce nouveau fort avait 5 tours octogonales, en plus des 2 tours de la Porte d’Or, soit 7 au total et porta donc le nom d’Heptapyrgion (7 tours).

Les fortifications furent ensuite détruites en 1391, puis reconstruites par Mehmed II en 1497. La forteresse porta alors le même nom, « Yedikule », soit « les Sept tours » en turc. Durant une partie de la période ottomane, elle servit de trésor et de prison.

Durant les guerres sous Napoléon Ier, la citadelle fut la prison de bien des Français, y compris l’écrivain et diplomate Francois Pouqueville qui y séjourna plus de deux ans et qui en fit une description très détaillée.

Deuxième porte militaire (Pylē tou Deuterou)

Appelée aussi Porte de Belgrade, maintenant Belgrade Kapı, ou Porte de Xylokerkos.

Porte de la Source

Aussi nommée Porte de Selymbria, ou encore Porte de Melantias (Porta Melantiados), elle tient son nom du monastère de la Vierge «source-de-vie» situé à proximité. Elle fut en partie remaniée par les Ottomans.

Troisième porte militaire (Pylē tou Tritou)

Connue également sous le nom de Porte de Kalagros, aujourd’hui murée.

Porte de Rhegium

Connue également sous le nom de Porte des Rouges, car réparée en 447 par les Rouges, faction de l’Hippodrome de Constantinople. Aussi nommée Porte de Mevlana, ou encore Porte de Myriandrion, maintenant Yeni Mevlevihane Kapı.

Quatrième porte militaire (Pyle tou Tetartou)

Maintenant Millet Jaddesi.

Porte de Saint-Romain

Nommée d’après une église, elle est maintenant appelée Porte du Canon (Top Kapı).

Cinquième porte militaire (Pylē tou Pemptou)

Appelée également Porte de Saint-Kyriake, maintenant Porte de l’Assaut (Hüjum Kapı).

Porte d’Andrinople

Appelée aussi Porte de Charisius, ou encore Porte du Cimetière.

Poterne des Porphyrogénètes

Porte de Regia

Porte de Kaligaria

Porte de Gyrolemne (Porte du Lac d’Argent)

Porte des Blachernes

Hippodrome de Constantinople

mars 21, 2011 by  
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L’hippodrome de Constantinople est l’arène hippique monumentale de la capitale de l’Empire byzantin, dans laquelle se déroulaient des courses de chars et d’autres manifestations. Sa construction est commencée par l’empereur Septime Sévère dans la ville qui s’appelait encore Byzance, pour être achevée par Constantin Ier pour sa nouvelle capitale, Constantinople. L’hippodrome a été ensuite utilisé jusqu’à la fin du XIIe siècle, avant d’être partiellement incendié par les Croisés en 1203. Aujourd’hui, les vestiges de l’hippodrome sont visibles sur la place du Sultan-Ahmet (« Sultanahmet Meydanı », également appelée « At Meydanı » — place aux chevaux) à İstanbul.

Structure générale

Architecturalement, l’hippodrome de Constantinople est un cirque romain conforme au modèle du Circus Maximus à Rome : en forme d’épingle à cheveux, l’édifice comprend une arène bordée de gradins formant une courbe semi-circulaire à son extrémité sud-ouest (la sphendonè) tandis que l’extrémité nord-est est occupée par les carceres (en grec, kankella ou aussi thyrai), les stalles de départ des chariots, au nombre de douze. L’arène est divisée en deux pistes par une barrière, la spina (en grec, euripos), sur laquelle se dressaient de nombreuses colonnes et statues.

Les gradins étaient aménagés sur des passages voûtés faisant le tour de l’arène, excepté du côté des carceres. Au sommet des gradins courait un long portique. Légèrement excentré vers le sud du côté oriental des gradins se trouvait le Kathisma (en grec), la loge monumentale de l’empereur, l’équivalent du pulvinar au Circus Maximus. Cette structure à deux niveaux comprenait, outre la loge proprement dite, une salle de réception, et communiquait directement avec le Grand palais situé immédiatement à l’est (voir plan ci-contre), par un escalier en colimaçon (en grec, kochlias) dont l’accès était barré par deux portes de bronze.

La longueur totale de l’édifice n’est pas connue précisément en raison de sa destruction, mais devait approcher 450 mètres. La section fouillée de la sphendonè permet en revanche de donner la largeur précise du monument : 117,50 m pour la largeur extérieure, et 79,50 m pour la largeur intérieure.

On estime la capacité d’accueil de l’édifice de 30 à 50 000 spectateurs environ, soit le dizième de la population de la ville.

Ornementation

Comme la plupart des monuments édifiés par Constantin Ier dans sa nouvelle capitale, l’hippodrome était décoré de nombreuses sculptures apportées spécialement des grands sanctuaires et des cités de l’Orient grec :

* Les chevaux de bronze de Constantin Ier, actuellement visibles à la basilique Saint-Marc de Venise, se trouvaient probablement au-dessus des carceres ;
* Trois ornements de la spina sont encore en place de nos jours :
- L’obélisque de Théodose ;
- L’obélisque « muré » (en maçonnerie), jadis plaqué de bronze ;
- La colonne serpentine en bronze, qui supportait autrefois le trépied delphique de la bataille de Platées.

Les courses de chars

Au signal de départ, le jet de la mappa par le consul ou l’empereur présidant les jeux, un mécanisme permettait d’ouvrir simultanément les douze stalles. Les chariots devaient effectuer sept tours de piste dans le sens contraire des aiguilles d’une montre, en tournant autour de l’extrémité nord de la spina marquée par une borne, la meta (en grec, kampter). La ligne d’arrivée était probablement située dans la partie ouest de la piste, en face des tribunes où prenaient place les partisans des factions.

Histoire

Bien qu’associé à l’histoire de Constantinople, l’hippodrome existait déjà du temps de Byzance (Βυζαντιον, ou Byzantion en grec), une ville provinciale d’importance modeste. Il fut agrandi une première fois en 203 par Septime Sévère.

En 324, Constantin décide de transférer le siège de l’empire de Rome vers Byzance, qu’il appelle « Nova Roma » (Nouvelle Rome). Le nom ne parvient pas à être adopté, et la ville est désormais connue sous celui de Constantinople, la ville de Constantin. Ce dernier entreprend, entre autres grands travaux d’embellissement, d’agrandir l’hippodrome pour en faire un champ de course de quelque 450 mètres de long pouvant accueillir 100 000 spectateurs.

Pendant toute la période byzantine, l’hippodrome est le centre de la vie sociale de la cité. Des sommes énormes sont engagées dans les paris autour des courses de chevaux et la ville est divisée entre les supporteurs des Bleus (Venetii) et des Verts (Prasinoi), les Rouges (Rousioi) et les Blancs (Leukoi) étant pour leur part graduellement marginalisés et absorbés par les deux premières factions. Ces factions prennent progressivement une couleur politique et religieuse, et mènent parfois des combats qui débouchent sur de véritables guerres civiles comme la sédition Nika en 532.

Constantinople ne s’est jamais réellement relevée du sac de la ville, en 1203 et 1204, lors de la quatrième croisade, bien que l’empire ait nominalement survécu jusqu’en 1453. L’hippodrome, partiellement incendié, ne fut pas reconstruit. Les Ottomans qui font de la ville leur capitale ne prêtent aucun intérêt aux courses de chevaux et l’hippodrome reste à l’abandon. Le site, inoccupé, est utilisé pour des cérémonies officielles, comme la célébration de la circoncision du prince Mehmet, fils de Murad III, l’occasion d’un fastueux défilé des guildes dans l’arène de l’hippodrome (cette cérémonie a été immortalisée par les enluminures conservées à la bibliothèque du palais du Topkapi).

L’hippodrome est devenu aujourd’hui un lieu de promenade très fréquenté et touristique, connu sous le nom de « Sultanahmet Meydanı » (place du Sultan-Ahmet), ou encore « At Meydanı » (place aux Chevaux).

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